22 avril 2005

C

Peut-être le vieillard va-t-il accoucher d'un homme nouveau.
Et peut-être les choses maintenant sont-elles plus simples.
Je me souviens de ces paroles définitives qui ouvrent le monde.
Je me souviens de ces vieillards transis.
Sûrement le vertige n'est-il jamais plus grand que devant la toile blanche
la page blanche ou la neige blanche,
la fin totale de toutes les distractions inventées.
Peut-être l'enfant que je porte en moi va-t-il venir – Silence.
La vie est dans le vieillard
et la vieillesse dans l'enfance.
Viennent à moi ces langueurs monotones,
et ces épices, la vie épicée, rapiécée,
l'après-midi d'été quand le soleil tourne,
ou alors quand nous fuyons l'orage,
la pluie et le temps gris.
La vitesse monotone d'un train de banlieue, et la simple absence,
peut-être là aussi y a-t-il une lumière.
Le verrou est tiré le vagabond et la lampe de l'autre coté du canal,
le café bien chaud qui attend sur le réchaud.
Ma petite soeur, mon amour, ma vraie famille
inventée.

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