30 avril 2005

A

Dans la foule multicolore les visages changent et tournent,
C'est une farandole peut-être joyeuse qui passe devant tes yeux,
Le souvenir d'autres foules dans d'autres pays.
Chaque visage se transforme sous tes yeux et te rappelle
D'autres rires, d'autres visages qui ceux-là te riaient.
Mais hélas bientôt cette figure tourne encore et redevient
La figure inconnue d'un inconnu de la foule indifférente.
Obstinément la foule te renvoie à toi-même
A-t-on jamais été plus seul que dans la liesse
Quand pour soi on sait déjà que la fête est finie
Quand pour soi il manque le visage essentiel
quand la personne essentielle n'est plus là, parce qu'elle vous a fui
Et que rien d'autre n'a d'importance.

Va ailleurs, rentre chez toi, même les personnes que tu connais n'ont rien à te dire. Tu n'arrives à n'échanger avec elles que des banalités. Tu n'acceptes pas, tu ne connais pas ce jeu banal des paroles échangées, et quelquefois une porte brutalement fermée te décourage de frapper à toute porte.
Alors rentre chez toi, tu as la clé, tous les chemins de ce pays sont des impasses, à moins que ce ne soit toi qui n'ose aller plus loin.
Chez toi les pièces sont vides, ou encombrées. Tous ces livres que tu as lus et qui maintenant sont fermés, qui n'ont plus rien à te dire

Posté par deborge à 18:13 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur A

    Jonchant les impasses extérieures,
    les livres fermés n'ont plus rien à donner.
    Ils ont par le passé nourri
    de leurs dires nos espaces intérieurs ...
    Là est maintenant le dire ... à venir

    Posté par Blang, 19 mai 2005 à 22:11 | | Répondre
  • Oui

    Posté par deborge, 21 mai 2005 à 06:02 | | Répondre
Nouveau commentaire