07 septembre 2005

A

Plus d’absences.
Responsabilités.
À qui dire ce que j’ai à dire
Et qui m’écoutera.

Il partirait dans un train pour rencontrer son amante.
Le train arriverait dans une gare froide et brumeuse, au petit jour.
Puis un rayon de soleil doucement réchaufferait et réveillerait la ville.
Quelque part assise sur un banc public son amante l’attendrait
(le train arrivait un peu trop tôt, pour aller jusqu’à la gare !)
Et sur ce banc ce serait le premier baiser.
Puis dans la ville ensoleillée ils marcheraient la main dans la main,
Elle serait belle dans sa robe blanche et lui encore un peu empesé
Du froid enfermé dans ses habits.
Dans cette ville coule un fleuve généreux entre des murailles dorées.
Le souvenir lui viendrait des jours anciens,
Et son amante est là, infiniment présente,
Elle n’a pas peur de la regarder,
Ils se regardent les yeux dans les yeux.
Il ne lui demande rien, seulement ce regard dans lequel
Il peut plonger et se découvrir.
Et découvrir émerveillé la tendresse et la facilité.
Il sait bien que tout cela n’est qu’un rêve
Et que comme les autres rêves ce rêve retombera
Pour le laisser tout seul avec
Le silence
Les responsabilités
La réalité l’existence.

 Eh je sais bien que je peux tisser d’autres rêves, d’autres vies, à l’infini, à partir de ce simple nom : D,
À partir du simple souvenir de ce beau visage,
Ce visage qui sourit et qui vit en moi,
Ce visage qui est à moi, qui est en moi,
Et qui pourtant m’invite à sortir de moi…

Posté par deborge à 20:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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