30 septembre 2005

A

Comme tu es devenu, mon pauvre ami, je ne te reconnais plus. Ici j'apprends la solitude, drôle de solitude, les gens d'ici ne m'intéressent pas. Je n'ai pas su vous intéresser, camarades, il faut dire que je n'y mets pas beaucoup de bonne volonté, je ne suis pas tellement encourageant. Je suis déjà bien content de en plus (trop) souffrir à cause de vous, tout ceci dorénavant m'indiffère. Comme tu es devenu, mon pauvre ami, comme lors de ces tristes années de lycée. Mais maintenant en plus tout est gris tout est terne, à quoi bon se fatiguer. J'ai déjà tout essayé. Une bonne béquille, je ne sais plus marcher, il faut dire que rien ni personne ne vous encourage dans cette ville à sortir à essayer. comme tu es devenu mon pauvre ami, je te plains bien. qu'est ce que ce sera quand les années se seront accumulées, qu'elles auront fui derrière toi… Je n'aime pas cette vie, je n'aime pas cette ville, je n'aime pas comment je suis devenu, comment peu à peu je deviens, renfermé, amer, sauvage, muet.

Posté par deborge à 16:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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