07 septembre 2005

A

Plus d’absences.Responsabilités.À qui dire ce que j’ai à direEt qui m’écoutera. Il partirait dans un train pour rencontrer son amante.Le train arriverait dans une gare froide et brumeuse, au petit jour.Puis un rayon de soleil doucement réchaufferait et réveillerait la ville.Quelque part assise sur un banc public son amante l’attendrait(le train arrivait un peu trop tôt, pour aller jusqu’à la gare !)Et sur ce banc ce serait le premier... [Lire la suite]
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08 septembre 2005

B

Oui, bien sûr, la joie évidente de toutes choses…Mais ce n'est pas ça que je voulais dire.?Non, rien. … Ça y est je me souviens et c'est le contraire,l'ennui de toutes choses,On se fait des illusions et c'est la marque de la jeunesse,et puis un jour ce n'est plus possible,et on découvre le prodigieux ennui,les prodigieux ennuis :L'ennui évident d'être un homme.L'ennui d'avoir des enfants et de les élever dans la mascarade sanguinolente de nos sociétés avancées,... [Lire la suite]
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09 septembre 2005

C

Apprenez à vivre,doux amants de ce doux village.Apprenez à mourir,sombres amants de ces sombres rues.Partez pour l’enferet le ciel et toutes ses avenues.Partez, montez sur l’arc-en ciel,le sombre bateau du couchant vous ramènera.La vieille qui siffloteVous attend au pied de l’avenue.Sous ce tilleul bien aimé,Viens t’asseoir auprès de moi ma bien aimée.La vie est une cabrioleloin derrière la colline.Elle apporte l’ennui et le désespoir,mais peut-être aussi un matinplein de promesses et de prières.Apprenez la vie,amantes de mon... [Lire la suite]
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10 septembre 2005

D

La vie est un songe…Partageons le à deux ?J’ai envie d’arrêter, que tout s’arrête autour de moi et en moi. Mais y a-t-il une différence ?Émotion, rayonnement et compréhension, lumière. Le clair regard de tes yeux, divination, connaissance. Que vois-tu de ton regard, qu’enregistre-tu derrière ce visage comme une lune creuse, comme un soleil couchant ?J’ai vu l’envie de sortir de soi se propager comme un embrasement, des courants de gestes tracer des lignes sinueuses de personne à personne. J’ai vu l’isolement de chacun se... [Lire la suite]
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10 septembre 2005

E

Va, ta route te poursuit.Viens, viens toujours, tu ne peux pas faire autrement.« J’arrive ! J’arrive ! » Les loups et la mort se répondent.Tiens, tiens… voilà ma main droite.Tiens, tiens… voilà ma patience,Et ma passion.Ma passion qui me remonte au coin des lèvres. Mauvais goût… trafiqué… fatigué… pas bon ça. L’important c’est le moral.Buveurs épileptiquesCassandres androgynesArrêtez vous m’énerver.
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11 septembre 2005

D

J’allume l’écran,j’y trouve des nuits blanches.Devant moi surgit une ville inconnue,des appels de phare dans la nuit,un embouteillage de formes colorées.Le loup noir est à l’affût – Les étoiles se lèvent !Puis je suis pilote d’un rallye –Perdue dans un labyrinthe !Autour de moi des petits murets explosent sans bruit,Une guirlande de danseurs me suit,Leurs tambourins et leurs cymbales.Quand plus tard l’écran s’éteindra,Il n’y aura plus rien,Plus rien qu’un espoir de lune,De soleil couchant,Et toi présent.  J’allume... [Lire la suite]
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12 septembre 2005

C

Peut-être ai-je bien fait de choisir une vie simple, une vie que je veux plus simple. J’étais dans des trucs compliqués, les relations, les susceptibilités, les connaissances, ma « carrière », mon « message » ! Allo, tu m’entends ? Par-dessus la nuit des voix se répondent, des voix se cherchent, entends-tu la mienne ? Brusquement la vie était devenue trop réelle, trop ample, il y avait trop de choses. Par exemple ces spectacles d’opéra, ces voix qui sont plus que des voix, beaucoup plus que ce que l’on peut entendre, une... [Lire la suite]
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25 septembre 2005

E

Là-haut, sur ma montagne de S***, plus personne ne me nuit : hors d'atteinte, et définitivement. Je resterais bien ainsi, pour l'éternité, allongé au pied des cocotiers, à regarder passer les nuages, les gens. Mais cet instant sans fin me suffit. « Que rien ne t'arrête, auguste retraite ». La poésie en mots, en actes. Sifflement ténu. Fais bien attention à la bande-son… Au pied des cocotiers je dors. Autour de moi les étoiles décrivent des cercles parfaits. Oui, c'est cela: donner vie, existence et... [Lire la suite]
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25 septembre 2005

A

Voilà, j'oublie ma solitude, j'oublie ma tristesse. Non, je ne suis pas triste ! Hier, D m'a souri. Elle m'a embrassé ! Elle était là, devant moi, dans ce magasin plein de lumière, elle attendait de se faire servir. Sa seule présence illuminait tout ce décor banal. Il me semble que les vendeuses, les clients n'avaient d'yeux que pour elle, que eux aussi ils étaient illuminés sans le savoir par cette douce et chaude présence. moi j'étais juste derrière elle, émerveillé par sa grâce, émerveillé de voir ses fins cheveux noirs... [Lire la suite]
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26 septembre 2005

E

Un fantasme : je me fais une injection d'héroïne, non, quelque chose de plus fort, et qui ne serait que pour moi, qui n'existerait que pour moi. En quelque sorte je me fais une injection de E. Le plaisir est inouï, et pourtant ce n'est que de se retrouver comme un petit garçon qui suce son pouce, pelotonné dans une vieille armoire, au fond du grenier. Plus personne n'existe, plus rien n'existe, il reste seulement pour m'accompagner l'image mentale d'un jardin en hiver, immobile et calme. Les rapports humains sont trop... [Lire la suite]
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