18 avril 2005

A

À nouveau je vois les mêmes visages mais comme d’habitude je ne vois pas les mêmes choses qu’eux. C’est dur, tu sais, de se sentir dans la médiocrité, et en même temps sentir la médiocrité sourdre de soi-même. C’est comme une plaque de verre qui empêcherait toujours au moment crucial le geste décisif. Alors je vais dans l’existence, comme tant d’autres. Je me pose des questions, mais peut- être eux aussi ? Comment savoir ? J’ai renoncé à pas mal de choses, mais peut-être eux aussi ? Finalement j’ai toujours l’impression que ... [Lire la suite]
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30 avril 2005

A

Dans la foule multicolore les visages changent et tournent,C'est une farandole peut-être joyeuse qui passe devant tes yeux,Le souvenir d'autres foules dans d'autres pays.Chaque visage se transforme sous tes yeux et te rappelleD'autres rires, d'autres visages qui ceux-là te riaient.Mais hélas bientôt cette figure tourne encore et redevientLa figure inconnue d'un inconnu de la foule indifférente.Obstinément la foule te renvoie à toi-mêmeA-t-on jamais été plus seul que dans la liesseQuand pour soi on sait déjà que la fête est finieQuand... [Lire la suite]
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21 mai 2005

A — première vision

 Il est peut-être inutile de vouloir fixer quelque chose dans la fluctuation générale, aussi bien un piquet dans la terre qu'une impression sur une feuille. Ces voitures qui grondent dans le lointain, cette vie organisée, dans quelques années – dans quelques secondes – n'auront plus cours. Et il ne s'agit pas de destruction, il s'agit de l'Univers et de son mouvement perpetuel, ce perpetuel éclatement où rien n'existe que dans l'instant. La feuille tombe de l'arbre, et après le poème passager de sa chute, se pose... [Lire la suite]
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25 septembre 2005

A

Voilà, j'oublie ma solitude, j'oublie ma tristesse. Non, je ne suis pas triste ! Hier, D m'a souri. Elle m'a embrassé ! Elle était là, devant moi, dans ce magasin plein de lumière, elle attendait de se faire servir. Sa seule présence illuminait tout ce décor banal. Il me semble que les vendeuses, les clients n'avaient d'yeux que pour elle, que eux aussi ils étaient illuminés sans le savoir par cette douce et chaude présence. moi j'étais juste derrière elle, émerveillé par sa grâce, émerveillé de voir ses fins cheveux noirs... [Lire la suite]
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30 septembre 2005

A

Comme tu es devenu, mon pauvre ami, je ne te reconnais plus. Ici j'apprends la solitude, drôle de solitude, les gens d'ici ne m'intéressent pas. Je n'ai pas su vous intéresser, camarades, il faut dire que je n'y mets pas beaucoup de bonne volonté, je ne suis pas tellement encourageant. Je suis déjà bien content de en plus (trop) souffrir à cause de vous, tout ceci dorénavant m'indiffère. Comme tu es devenu, mon pauvre ami, comme lors de ces tristes années de lycée. Mais maintenant en plus tout est gris tout est terne, à quoi... [Lire la suite]
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05 octobre 2005

A

Une espèce d'aveuglement pour tout ce qui est devant moi L'évidence pourtant de la création Le samedi soir après le turbinAvant de me retrouver tout seul dans le noir de mes nerfsGoûtons quelques instants : il fait froid dehors, je suis bien au chaud, j'écris,Une drôle de musique à la télé, inhabituelle à cette heure là.Comme j'aime la solitude et comme je la redouteSurtout l'immobilité le temps perdu le silence qui s'installeMaintenant je ne me souviens plus de rien de mes dernières souffrancesOù veux tu... [Lire la suite]
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