10 septembre 2005

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Va, ta route te poursuit.Viens, viens toujours, tu ne peux pas faire autrement.« J’arrive ! J’arrive ! » Les loups et la mort se répondent.Tiens, tiens… voilà ma main droite.Tiens, tiens… voilà ma patience,Et ma passion.Ma passion qui me remonte au coin des lèvres. Mauvais goût… trafiqué… fatigué… pas bon ça. L’important c’est le moral.Buveurs épileptiquesCassandres androgynesArrêtez vous m’énerver.
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25 septembre 2005

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Là-haut, sur ma montagne de S***, plus personne ne me nuit : hors d'atteinte, et définitivement. Je resterais bien ainsi, pour l'éternité, allongé au pied des cocotiers, à regarder passer les nuages, les gens. Mais cet instant sans fin me suffit. « Que rien ne t'arrête, auguste retraite ». La poésie en mots, en actes. Sifflement ténu. Fais bien attention à la bande-son… Au pied des cocotiers je dors. Autour de moi les étoiles décrivent des cercles parfaits. Oui, c'est cela: donner vie, existence et... [Lire la suite]
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26 septembre 2005

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Un fantasme : je me fais une injection d'héroïne, non, quelque chose de plus fort, et qui ne serait que pour moi, qui n'existerait que pour moi. En quelque sorte je me fais une injection de E. Le plaisir est inouï, et pourtant ce n'est que de se retrouver comme un petit garçon qui suce son pouce, pelotonné dans une vieille armoire, au fond du grenier. Plus personne n'existe, plus rien n'existe, il reste seulement pour m'accompagner l'image mentale d'un jardin en hiver, immobile et calme. Les rapports humains sont trop... [Lire la suite]
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27 septembre 2005

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 Littérature quand tu nous tiens Volez les anges Des pas dans la maison La maison d'à coté ? Plus de bruit maintenant Elle s'est recouchée Une autre fois elle a retroussé sa jupe Elle a levé écarté les jambes Elle gueulait dans la salle de bains et en plus les parents étaient là Tout est très vite rentré dans l'ordre Je me souviens Je me souviens de ça maintenant Autre chose : l'hélicoptère qui perçoit le ciel De grandes flammes chaleur... [Lire la suite]
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30 septembre 2005

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C'était la perte du plus petit sens commun Voici ces petits oiseaux ces ronflements de sourd Dans cette cage tu te sens enfermé Le soleil t'appelle et tu vois un éclair Une voiture passe et puis plus rien Les alhambras et puis ces mille planètes comiques La lecture d'un ruisseau le grondement d'un ami Rejoins l'ambassade la lecture l'étude L'ombre au fond du jardin : écoute ! Les écoutilles se lèvent, parsemées de voiles d'or C'est la vie éclatée l'immense bonheur Le trop sérieux bonheur... [Lire la suite]
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30 septembre 2005

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dans le sang de mes veines coulecette liqueur si douce et si brûlantemaintenant le monde s'efface et je m'endorsseul seul avec moiavec le plus secret de mon existence
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04 octobre 2005

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Mille guirlandes de fleurs, vois, le monde est passionnant, viens voir les ravages de l'adolescente et les brasiers qu'elle sème, le désordre, la mort qui vous glace ! Ombre fluette de moi-même, quand donc consentirai-je à vivre ? Le casque intégral, les motos surchauffées, nous sommes partis dans les hurlements, trop vif ton moteur t'a brûlé la tête. Fanal, fanal, horizon, sceptre. L'envie qui me tenaille, la faim et la soif qui me jettent. Au dessus, bien loin, par dessus bord, à l'extrême limite. Extrême limite… ... [Lire la suite]
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09 octobre 2005

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Qu'y a-t-il de si merveilleux dans ces moments là ?Pourquoi me torturé-je tant dans ces moments là ?et à d'autres d'ailleurs ?Pourquoi ne pensé-je ne m'intéressé-je qu'à moi ?etc.L'envie un peu de se prendre en charge de sortirDe préparer de vagues échéances qui parait-il s'approchentSouvenirsIntime décompositiontoute la sève patiemment accumuléeAh AhPenser à ne pas attraper le cancerCancer des poumonsSida etcLe dit qui dit "génial" et tout le monde... [Lire la suite]
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