10 septembre 2005

E

Va, ta route te poursuit.Viens, viens toujours, tu ne peux pas faire autrement.« J’arrive ! J’arrive ! » Les loups et la mort se répondent.Tiens, tiens… voilà ma main droite.Tiens, tiens… voilà ma patience,Et ma passion.Ma passion qui me remonte au coin des lèvres. Mauvais goût… trafiqué… fatigué… pas bon ça. L’important c’est le moral.Buveurs épileptiquesCassandres androgynesArrêtez vous m’énerver.
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11 septembre 2005

D

J’allume l’écran,j’y trouve des nuits blanches.Devant moi surgit une ville inconnue,des appels de phare dans la nuit,un embouteillage de formes colorées.Le loup noir est à l’affût – Les étoiles se lèvent !Puis je suis pilote d’un rallye –Perdue dans un labyrinthe !Autour de moi des petits murets explosent sans bruit,Une guirlande de danseurs me suit,Leurs tambourins et leurs cymbales.Quand plus tard l’écran s’éteindra,Il n’y aura plus rien,Plus rien qu’un espoir de lune,De soleil couchant,Et toi présent.  J’allume... [Lire la suite]
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12 septembre 2005

C

Peut-être ai-je bien fait de choisir une vie simple, une vie que je veux plus simple. J’étais dans des trucs compliqués, les relations, les susceptibilités, les connaissances, ma « carrière », mon « message » ! Allo, tu m’entends ? Par-dessus la nuit des voix se répondent, des voix se cherchent, entends-tu la mienne ? Brusquement la vie était devenue trop réelle, trop ample, il y avait trop de choses. Par exemple ces spectacles d’opéra, ces voix qui sont plus que des voix, beaucoup plus que ce que l’on peut entendre, une... [Lire la suite]
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25 septembre 2005

E

Là-haut, sur ma montagne de S***, plus personne ne me nuit : hors d'atteinte, et définitivement. Je resterais bien ainsi, pour l'éternité, allongé au pied des cocotiers, à regarder passer les nuages, les gens. Mais cet instant sans fin me suffit. « Que rien ne t'arrête, auguste retraite ». La poésie en mots, en actes. Sifflement ténu. Fais bien attention à la bande-son… Au pied des cocotiers je dors. Autour de moi les étoiles décrivent des cercles parfaits. Oui, c'est cela: donner vie, existence et... [Lire la suite]
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25 septembre 2005

A

Voilà, j'oublie ma solitude, j'oublie ma tristesse. Non, je ne suis pas triste ! Hier, D m'a souri. Elle m'a embrassé ! Elle était là, devant moi, dans ce magasin plein de lumière, elle attendait de se faire servir. Sa seule présence illuminait tout ce décor banal. Il me semble que les vendeuses, les clients n'avaient d'yeux que pour elle, que eux aussi ils étaient illuminés sans le savoir par cette douce et chaude présence. moi j'étais juste derrière elle, émerveillé par sa grâce, émerveillé de voir ses fins cheveux noirs... [Lire la suite]
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26 septembre 2005

E

Un fantasme : je me fais une injection d'héroïne, non, quelque chose de plus fort, et qui ne serait que pour moi, qui n'existerait que pour moi. En quelque sorte je me fais une injection de E. Le plaisir est inouï, et pourtant ce n'est que de se retrouver comme un petit garçon qui suce son pouce, pelotonné dans une vieille armoire, au fond du grenier. Plus personne n'existe, plus rien n'existe, il reste seulement pour m'accompagner l'image mentale d'un jardin en hiver, immobile et calme. Les rapports humains sont trop... [Lire la suite]
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26 septembre 2005

B

Suprême dégoût du dimanche matinSuprême dégoût de la vie de familleCe n'est pas encore l'heure de l'apéritifAprès viendra le vin élémentaire le digestif le vieux rhumAprès ça ira mieuxSuprême dégoût des querelles domestiquesRien… Rien… Aucune issue… Un murAucun intérêt… L'art de se boucher la vie…Le pire c'est qu'on s'y fait…Il faut s'organiser :Qu'est ce que je fais ici alors que je pourrais être ailleurs ?La glu m'a attrapéLa glu et la facilitéQuelquefois un vague souvenir une vague réminiscence que la viepouvait être autre... [Lire la suite]
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27 septembre 2005

E

 Littérature quand tu nous tiens Volez les anges Des pas dans la maison La maison d'à coté ? Plus de bruit maintenant Elle s'est recouchée Une autre fois elle a retroussé sa jupe Elle a levé écarté les jambes Elle gueulait dans la salle de bains et en plus les parents étaient là Tout est très vite rentré dans l'ordre Je me souviens Je me souviens de ça maintenant Autre chose : l'hélicoptère qui perçoit le ciel De grandes flammes chaleur... [Lire la suite]
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30 septembre 2005

A

Comme tu es devenu, mon pauvre ami, je ne te reconnais plus. Ici j'apprends la solitude, drôle de solitude, les gens d'ici ne m'intéressent pas. Je n'ai pas su vous intéresser, camarades, il faut dire que je n'y mets pas beaucoup de bonne volonté, je ne suis pas tellement encourageant. Je suis déjà bien content de en plus (trop) souffrir à cause de vous, tout ceci dorénavant m'indiffère. Comme tu es devenu, mon pauvre ami, comme lors de ces tristes années de lycée. Mais maintenant en plus tout est gris tout est terne, à quoi... [Lire la suite]
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30 septembre 2005

E

C'était la perte du plus petit sens commun Voici ces petits oiseaux ces ronflements de sourd Dans cette cage tu te sens enfermé Le soleil t'appelle et tu vois un éclair Une voiture passe et puis plus rien Les alhambras et puis ces mille planètes comiques La lecture d'un ruisseau le grondement d'un ami Rejoins l'ambassade la lecture l'étude L'ombre au fond du jardin : écoute ! Les écoutilles se lèvent, parsemées de voiles d'or C'est la vie éclatée l'immense bonheur Le trop sérieux bonheur... [Lire la suite]
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