21 octobre 2005

D

Car tu m'as bien quittée, n'est ce pas ? Cela s'appelle comme ça ? Depuis un an je me persuade du contraire, depuis un an je maintiens la fiction, je ne veux pas voir la réalité telle que chaque jour qui passe la révèle et l'aggrave. Cette fiction, cette histoire que l'on s'est racontée (que tu m'as racontée ?), la liberté que je t'aurais accordée, par amour. Ce comte auquel tu m'as fait croire, auquel j'ai cru, auquel malgré tout, malgré cette terrible année, je crois encore. Cette année où je t'ai cherché dans les ténèbres, dans mes nuits blanches, cette année où je t'ai cherché dans tous les instants de joie que la vie donne à qui aime la vie.

Oui, je suis bien entourée, les gens connaissent mon histoire. Est-ce qu'il y croient ? Peut-on y croire ? Y crois-tu toi-même ? N'est ce pas ton orgueil qui te dresse des mirages, qui te fourvoie sur des chemins de traverse où personne ne te suivra, personne ne te comprendra ? Souviens toi quand je te disais " tiens toi bien dans le monde…"

Reviens, reviens au monde. Ne te paie plus de mots. Tiens ta promesse. Je reprends maintenant ta liberté. Je veux retrouver ton souffle, ton corps.

Posté par deborge à 19:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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