04 octobre 2005

ce que D pense de A

Rencontré A, hier, à la boulangerie. Ah celui là ! Un roman ! Toi tu as voulu te retirer du monde, perdre de vue toutes tes connaissances, ne plus avoir de relations avec quiconque, lui, sans efforts, ça fait belle lurette qu'il a atteint ce résultat. On sent le type mal à l'aise, maladroit. On ne sait comment l'aborder, il a l'air malheureux et pourtant sûr de lui. Il se vexe si on ne le reconnaît pas, ou si ,l'ayant reconnu, on ne lui adresse pas la parole, mais lui ne reconnaît personne, ne se souvient pas de votre... [Lire la suite]
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04 octobre 2005

E

Mille guirlandes de fleurs, vois, le monde est passionnant, viens voir les ravages de l'adolescente et les brasiers qu'elle sème, le désordre, la mort qui vous glace ! Ombre fluette de moi-même, quand donc consentirai-je à vivre ? Le casque intégral, les motos surchauffées, nous sommes partis dans les hurlements, trop vif ton moteur t'a brûlé la tête. Fanal, fanal, horizon, sceptre. L'envie qui me tenaille, la faim et la soif qui me jettent. Au dessus, bien loin, par dessus bord, à l'extrême limite. Extrême limite… ... [Lire la suite]
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05 octobre 2005

F

Non, je ne pardonnerai jamais à personne. Et vous n'avez pas fini d'entendre mes exigences. Moi la vie ne m'a jamais rien apporté. Et on m'a toujours demandé beaucoup. Beaucoup de choses que je ne pouvais pas donner : Parce que j'étais trop jeune. Une enfant, en fait. Une enfant livrée à elle-même, entre deux parents qui ne s'entendaient pas. Elle, ma mère, qui rêvait que je fasse une grande carrière dans le sport, le piano, les études ou dieu sait quoi, et qui ne se levait pas le dimanche matin, restait affalée sur son... [Lire la suite]
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05 octobre 2005

A

Une espèce d'aveuglement pour tout ce qui est devant moi L'évidence pourtant de la création Le samedi soir après le turbinAvant de me retrouver tout seul dans le noir de mes nerfsGoûtons quelques instants : il fait froid dehors, je suis bien au chaud, j'écris,Une drôle de musique à la télé, inhabituelle à cette heure là.Comme j'aime la solitude et comme je la redouteSurtout l'immobilité le temps perdu le silence qui s'installeMaintenant je ne me souviens plus de rien de mes dernières souffrancesOù veux tu... [Lire la suite]
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09 octobre 2005

E

Qu'y a-t-il de si merveilleux dans ces moments là ?Pourquoi me torturé-je tant dans ces moments là ?et à d'autres d'ailleurs ?Pourquoi ne pensé-je ne m'intéressé-je qu'à moi ?etc.L'envie un peu de se prendre en charge de sortirDe préparer de vagues échéances qui parait-il s'approchentSouvenirsIntime décompositiontoute la sève patiemment accumuléeAh AhPenser à ne pas attraper le cancerCancer des poumonsSida etcLe dit qui dit "génial" et tout le monde... [Lire la suite]
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09 octobre 2005

B

Voilà ça y est c'est passé… Maintenant c'est autre chose, et encore autre chose. En fait on se lasse, c'est ça qui est dommage. Lasse, dommage… Hommage aux grands hommes, qui ne se sont pas lassés… Comme on devient intelligent à contempler la Lune… les fleurs… C'est facile , tout ça… C'est nous qui somme difficiles… Difficiles à supporter, pauvre Terre ! Terre terrible, Terre sans fin, qui tourne, tourne sans fin… Terre de mes aïeux, ciel de mes fiançailles. Applique toi à bien écrire. Lisible. Cesse de t'admirer.... [Lire la suite]
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10 octobre 2005

ce que F pense de A

Déjà bien du temps a passé, et je pense quelquefois à toi. Tu m'as appris mon vrai pouvoir, ce que je pouvais faire des hommes, du moins ceux que j'arrivais à ne pas craindre. Tu te souviens ? Moi, une adolescente perdue, "très renfermée"... Trois mots dans la journée ! Mes parents s'en fichaient, ce qui comptait pour eux c'était les résultats à l'école. Je ne leur parlais pas, mais eux non plus ! Maman : « Alors, combien tu as eu au dernier DS de math ? » Papa : « Vraiment, tu me coûtes trop cher. » Donc rien de ce... [Lire la suite]
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17 octobre 2005

C

Un an , un an bientôt s'est écoulé. Je tiens ma promesse, je reviens. Je vais quitter, presque à regret, ce triste pays de M***. J'ai accompli ce que je voulais, j'ai abandonné une vie qui ne me convenait plus. Ici je n'ai pas cherché à me faire connaître, je n'ai pas cherché à trouver une place, je me suis toujours senti en transit, en voyage. Et les gens, très discrets, très gentils, ont respecté mon besoin de solitude. Je reviens vers toi. Je n'appréhende pas que tout le monde m'ait oublié. Je le souhaiterais presque.... [Lire la suite]
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21 octobre 2005

F

  "J'allume l'écran, j'y trouve des nuits blanches." Moi la nuit je m'éclate la tête. Le nez collé à mon ordinateur. L'Atlantide ! Les délicates petites vagues autour de l'île, moi je suis là haut, bien au dessus, je fais ce que je veux. Le envahisseurs je les détruis d'un coup de click. Les villes se construisent, s'effondrent en un clin d'œil, à mon gré. C'est joli quand la maison disparaît et qu'on revoit le vert de l'herbe. Un autre jeu : là il s'agit de tuer des gens. Le premier c'est facile, il ne se... [Lire la suite]
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21 octobre 2005

D

Car tu m'as bien quittée, n'est ce pas ? Cela s'appelle comme ça ? Depuis un an je me persuade du contraire, depuis un an je maintiens la fiction, je ne veux pas voir la réalité telle que chaque jour qui passe la révèle et l'aggrave. Cette fiction, cette histoire que l'on s'est racontée (que tu m'as racontée ?), la liberté que je t'aurais accordée, par amour. Ce comte auquel tu m'as fait croire, auquel j'ai cru, auquel malgré tout, malgré cette terrible année, je crois encore. Cette année où je t'ai cherché dans les... [Lire la suite]
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